Trois améliorations pour l'accompagnement des startups d'État

Pour lancer une startup d’État dans notre incubateur, trois ingrédients sont indispensables :

  1. un intrapreneur investi ;
  2. un problème identifié ;
  3. une équipe autonome.

Cela fonctionne : nous avons lancé plusieurs services numériques avec succès. Mais rien n’est jamais parfait et voici quelques-uns des aspects que nous pourrions améliorer :

1/ Il faudrait mieux récompenser les intrapreneurs.

La seule récompense offerte à nos intrapreneurs, c’est la fierté d’avoir développer un nouveau produit ayant un impact. Pourtant, ils prennent des risques. Ils sont responsables de leur produit. Ils mettent leur peau en jeu. Leur récompense devrait être proportionnelle à leur prise de risque. Pourquoi ne pas créer par exemple une prime liée à l’objectif de la startup d’État ? Avec le risque d’attirer des intrapreneurs pour de mauvaises raisons…

2/ Il faudrait préincuber tous les produits.

Lancer une startup d’État est un engagement important : six mois et 200 000 €. Pour limiter les risques, nous expérimentons un programme de préincubation. Durant deux mois, nous nous assurons qu’il existe bien un problème identifié et que ce problème peut être résolu par un produit numérique. Cette « période d’essai » permet également de nous assurer que l’intrapreneur est investi, sans engager trop de dépenses. Avec le risque de ralentir le développement des produits…

3/ Il faudrait formaliser l’autonomie des équipes.

Même si nous privilégions la collaboration à la négociation contractuelle, certaines modalités de fonctionnement des startups d’État mériteraient d’être plus cadrées. C’est d’autant plus important que l’incubateur grandit rapidement. L’autonomie des équipes est un de ces aspects cruciaux. En effet, lorsque les startups d’État prennent de l’ampleur, de plus en plus d’acteurs s’y intéressent et veulent s’impliquer dans la prise de décision. Quand cela arrive, il devient plus difficile de rester à l’écoute des utilisateurs et de faire du vrai design. Un papier officialisant l’autonomie de l’équipe pourrait aider. Avec le risque qu’un papier ait peu de poids face aux rapports hiérarchiques…

Valorisation des intrapreneurs, préincubation des startups d’État et formalisation de l’autonomie des équipes : voilà de quoi nous occuper pour les mois à venir !

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